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14 ans de radars : un nouvel impôt s’installe dans l’indifférence générale


L’an dernier, l’industrie du radar a rapporté près d’un milliard d’euros à l’Etat. Il faut dire que chaque année, un automobiliste sur deux reçoit chez lui une contravention constatée par ces petites boîtes grises (décidément bonnes gagneuses !)

Bien sûr, nos politiques et journalistes vous diront qu’elles sauvent des vies. À cela, que peut-on répondre ? Qu’il y a bien longtemps que ce n’est plus vrai. Depuis 5 ans, si la rentabilité des radars augmente, le nombre de tués sur les routes aussi. Cet argument sécuritaire est maintenant épuisé !

Le business du radar est tellement rentable que l’Etat va mettre en circulation des voitures de sociétés privées pour flasher les véhicules en excès de vitesse à l’aide de petites caméras cachées sous leurs plaques d’immatriculation. En garde chers amis ! Les paparazzis agiront désormais à la (dé)loyale !

Quant aux automobilistes équipés d’outils de signalement de radars, prudence ! L’Administration n’aime pas beaucoup qu’on contourne son impôt. Bientôt, ces applications seront interdites, et leur utilisation sanctionnée par une nouvelle amende.

Après 14 ans de matraquage, il est temps de tirer le vrai bilan de ces radars. 90% des excès de vitesse sanctionnés par ces boîtiers (de mieux en mieux cachés) n’excèdent pas 10 km/h. Alors pourquoi vouloir réprimer à tout prix ? Pourquoi faire passer l’automobiliste à la caisse et lui faire perdre des points pour si peu ? Pour un excès de vitesse qui (entre nous) relève bien plus de la négligence que d’une véritable dangerosité ?

Depuis des années, à longueur d’émissions, à la radio ou à la télé, je prône la pédagogie. La pédagogie de ces panneaux lumineux qui nous invitent (par de sympathiques smileys) à relâcher un peu la pédale droite, la pédagogie du gendarme qui nous fait la morale avant de nous laisser filer… Juger c’est comprendre m’a-t-on appris à la fac. Aujourd’hui, réprimer c’est encaisser.

Et chez nos voisins européens, que se passe-t-il ? Aucun d’entre eux ne sanctionne ces petits excès de vitesse inférieurs à 10 km/h et leurs résultats en matière de sécurité routière sont meilleurs. La très sérieuse Cour des comptes commence même à s’en rendre compte dans son dernier rapport du 10 juin 2017.

Le constat n’est pas brillant : depuis 5 ans, les radars mettent plus de professionnels de la route au chômage qu’ils ne sauvent de vies.

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